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Council Working Party "compromises" on extreme pro-patent position
2004/04/02
Pour publication immédiate

Vote contre le Brevet Logiciel et pour la Démocratie Parlementaire en Europe!

In the Council of Ministers of the European Union, national patent administration officials have, after several months of secret negotiations about the proposed EU software patent directive, have reached the end of several months of secret negotiations about textual questions. The resulting "compromise document" rejects all clarifying amendments made by the European Parliament and instead pushes for direct patentability of computer programs, data structures and process descriptions. A last minute attempt by the Luxemburg delegation to allow interoperation with patented standards was rejected. Many other delegations have expressed reservations about the document, which are inserted as anonymised footnotes. Yet the Irish Council presidency wants the ministers to jointly adopt this text at the "Competitivity Council" meeting on May 17-18.
Le droit actuel européen et international (directive européenne sur les logiciels, Convention sur le brevet européen, ADPIC) stipule que les programmes d'ordinateur doivent être "protégés comme les oeuvres littéraires" par les règles du droit d'auteur et "ne sont pas des inventions au sens du droit des brevets". L'Office européen des brevets, la Commission européenne et le Conseil de l'Union européenne se sont investis dans un travail concerté pour changer ces lois et adopter un régime similaire à celui des USA, où les logiciels sont susceptible d'être protégés à la fois par des droits d'auteur et par des brevets. En 2002, La Commission européenne, soutenue par les États membres du Conseil des ministre de l'UE, a proposé une directive "sur la brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur" afin de codifier ce changement de régime. Cependant, sous une forte pression de la parts de développeurs de logiciels, d'entreprises informatiques et de scientifiques, le Parlement européen a amendé cette proposition en septembre 2003, faisant en sorte de réaffirmer la non brevetabilité des logiciels. Cette décision du Parlement européen rencontre une violente opposition des administrateurs de brevets dans les gouvernements nationaux et de la Commission européenne.

The Council of Ministers of the European Union is currently conducting secret negotiations between ministerial patent experts, mostly employees of national patent offices, about the proposed directive. The patent officials in the EU Council's "Working Party on Intellectual Property (Patents)" have insisted on codifying the recent practise of the European Patent Office, i.e. on establishing US-style unlimited patentability in Europe. They have been encouraged in this course by the European Commission and in particular by internal market commissioner Frits Bolkestein, who had threatened the parliament with removal of its chances for participation in case they do not vote for software patentability. In Novemer 2003, Bolkestein's directorate hat circulated a secret document, which tries to give rationales for the rejection of all clarifying amendments of the European Parliament. These Commission's rationales are limited to nitpicking on questions of legal grammar and based on misinterpretation of words and even outright lies, but they are the only rationales that anyone from either the Commission or the Council has put forward so far in reaction to the Parliament's amendments.

When the Irish government took over the EU Council Presidency in early January 2004, it announced that it wanted the Council to take a decision for "protection of software inventions" within its term, which ends in June. In a working document circulated internally on January 29 by the Irish Presidency, the working party has taken an extreme pro-patent position, misleadingly called "compromise paper". Jonas Maebe, Belgian spokesman of FFII, explains:

On all points where substantial controversy exists, the Council Working Party has taken the most hardline pro-patent view of all parties. They make patentability hinge on the word "technical" and yet refuse to explain what that word means. They have refused the interoperability exemption which even the Legal Affairs Committee had accepted. They have rejected the freedom of publication. They are insisting on making programs directly claimable, something which even Arlene McCarthy and the Commission did not advocate. And they are stating these rules in a very convoluted, misleading manner. E.g. instead of saying that you can claim a computer program per se, they say "you can't claim a computer program on its own or on a carrier unless, when loaded on a computer and executed, it does something that is described in another claim of the same patent application." What kind of idiocy is this? Of course you can't claim a program to steer a washing machine when the rest of your patent is about a new mobile phone antenna (or on a program that shows progress bars if the rest of your patent is about 1 click shopping). And, assuming that the rest of the patent is about combining 8 portions of chemical A with 2 portions of chemical B to improve cleaning efficiency in a computer-controlled washing machine, do they really want any program code that says "8 x A + 2 x B" to fall under a patent claim on this basis? Don't they know the difference between reality and symbolic references to reality? And don't they know that programs as such aren't patentable according to European Law?

Au Conseil des ministres de l'Union européenne, les fonctionnaires aux administrations nationales des brevets poursuivent actuellement des négociations secrètes à propos de la proposition de directive de l'UE sur les brevets logiciels. Ces fonctionnaires rejettent tous les amendements du Parlement européen clarifinat le texte et au contraire, poussent à une brevetabilité directe des programmes d'ordinateur, des structures de données et des descriptions de tout procédé breveté. Lors de négociations secrètes le 2 mars, ils ont rejeté une proposition de la délégation luxembourgeoise de faire un compromis avec le Parlement en autorisant au moins l'interopérabilité avec des standards brevetés. Le texte du Conseil est soigneusement rédigé pour induire en erreur les ministres responsables des ses implications. La présidence irlandaise du Conseil veut que les ministres adoptent ensemble ce texte lors de la réunion du "Conseil à la concurrence" en mai . Pendant ce temps, les défenseurs de la position du Parlement européen se mobilisent pour une "grève en ligne" et un rassemblement à Bruxelles le 14 avril avec comme slogan : "Non aux brevets logiciels -- Le pouvoir au Parlement". Des actions similaires, appelées "Révolte des brevets de 2003" par le chriniqueur de PC Magazin John C. Dvorak, avaient contribué à convaincre le Parlement européen à voter en septembre 2003 contre la brevetabilité des logiciels.

voir aussi Le Conseil propose de fausses garanties d'interopérabilité dans le droit des brevets et rejette les vraies

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Benjamin Henrion +32-498-292771 (Français/Anglais)

Jonas Maebe +32-485-36-96-45 (Néerlandais/Anglais/Français)

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[ %(q:Compromis) du Conseil de l'UE pour une brevetabilité illimitée | Council Working Party %(q:compromises) on extreme pro-patent position | On remet les gants pour le deuxième round dans le combat européen sur les brevets logiciels | Le Conseil de l'UE s'apprête à balayer le vote du Parlement sans discussion | Une courte majorité de ministres, influencés par un compromis boggué, approuve les brevets logiciels ]
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© 2005/01/06 (2004/04/02) Groupe de travail
version française 2019/02/04 par Gerald SEDRATI-DINET